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Mercredi 21 mars 2007
Pourquoi faudrait-il à tout prix qu'il y aille ?»
Face aux risques, l'état-major sarkozyste est divisé.
 

Deux mois après son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy contourne toujours la banlieue et ses millions d'habitants. Le candidat de l'UMP, qui affirme vouloir parler à l'ensemble des Français, évite toute rencontre directe sur le terrain avec la jeunesse des quartiers. Ces fameux «territoires de la République» qu'il se faisait fort de «reconquérir» lui font aujourd'hui tout simplement peur. Cela n'a pas échappé à François Bayrou et à la plupart de ses concurrents, qui multiplient, eux, les déplacements en banlieue sans redouter les incidents. «Cela fait des mois qu'il [Sarkozy, ndlr] ne peut pas y aller, malgré toute la parade de gardes du corps qui l'entoure. Vous avez l'impression que c'est sain pour un pays comme le nôtre d'avoir le ministre de l'Intérieur lui-même qui ne peut pas se rendre en banlieue ?» a ironisé le candidat de l'UDF lundi soir.

«Ce serait une folie.»
De fait, voilà maintenant des semaines que Nicolas Sarkozy promet de s'y rendre. Sans oser y aller. Et plus le temps passe, plus la pression sera grande autour d'une virée sur la dalle d'Argenteuil ou dans un quartier dit sensible. Une confrontation verbale qui tourne mal, une mauvaise télé qui tourne en boucle et sape des mois de travail : telles sont les hantises des sarkozystes. Au QG, un haut responsable de la campagne pense qu'il est maintenant sage de faire l'impasse sur la banlieue : «Y aller avec micros et caméras serait une folie. Le moindre incident serait exploité contre nous et pourrait même mettre le feu aux poudres dans les banlieues. Je ne vois pas l'intérêt de prendre le moindre risque alors que nous sommes en tête dans les sondages.» «Pourquoi faudrait-il à tous prix qu'il y aille ?» renchérit Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy, qui a travaillé sur d'éventuelles visites du candidat en banlieue. Selon elle, «les militants associatifs qui agissent sur place ont juste envie d'être tranquilles. Ils ne veulent surtout pas qu'on vienne saboter leur travail». Quant au député et conseiller politique Patrick Devedjian, il retourne le problème : «Depuis que Nicolas Sarkozy est ministre de l'Intérieur, la police entre dans les quartiers, et les voyous n'aiment pas ça. Alors, c'est vrai, il peut avoir des problèmes.»

En petit comité.
Yamina Sarhi, militante de l'association BBR (Bleu-Blanc-Rouge) fondée à Argenteuil au lendemain de la mémorable visite du ministre antiracaille, confirme la doctrine officielle : une visite de Sarkozy n'est pas «spécialement attendue». «S'il ne venait que pour donner tort à ceux qui prétendent qu'il a peur, ce serait ridicule !» se désole la jeune femme, engagée dans un projet de classe préparatoire aux grandes écoles pour les lycéens d'Argenteuil.

Pour ne pas donner le sentiment de faire l'impasse sur un pan entier de la population française, le candidat de l'UMP va multiplier dans les prochains jours les rencontres avec des jeunes en petit comité, comme il l'a fait le mois dernier à Perpignan. Des petits raouts hyper contrôlés, destinés à éviter tout dérapage. Après son départ de la Place Beauvau, la semaine prochaine, il devrait effectuer en catimini des visites express en banlieue sans trop de médias à ses basques. «Des petits formats qualitatifs où il valorisera la vie des quartiers et de ses habitants», dit-on au quartier général.

Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
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Mercredi 21 mars 2007

Ségolène Royal insiste en banlieue sur le maintien des services publics

PANTIN (AFP), 23:44
 
© AFP
Ségolène Royal à Pantin (Seine-Saint-Denis) le 20 mars 2007
Ségolène Royal à Pantin (Seine-Saint-Denis) le 20 mars 2007

Ségolène Royal s'est rendue une nouvelle fois en banlieue pour affirmer, mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis), que l'Etat devait assurer les services publics "à égalité sur tout le territoire national", tout en déléguant des compétences aux territoires.

"Un Etat qui fait confiance aux territoires qui l'entourent, et qui en même temps reste fort pour assurer l'égalité entre les territoires et le maintien des services publics, est dans son rôle", a-t-elle déclaré lors d'une "rencontre populaire" dans la maison de quartier des Courtillières, devant 200 à 300 habitants.

La candidate socialiste s'est rendue plusieurs fois en banlieue depuis le début de sa campagne, notamment à Clichy-sous-Bois et dans la banlieue de Lyon, à Vaulx-en-Velin. Chaque fois, elle a reçu un accueil chaleureux.

A Pantin, une foule jeune se pressait pour l'apercevoir, en criant "Ségolène présidente" ou "il faut gagner !". "Ca dépend de vous !", répondait-elle. Les femmes essayaient de se faire photographier avec elle, les enfants jouaient des coudes pour l'approcher, en dépit du mur de caméras qui l'entourait. "Je la vois, Ségolène présidente !", lançait un garçon, juché sur une voiture.

Le maire PS de Pantin, Bertrand Kern, s'est plaint que le projet de rénovation des Courtillières, enclenché il y a sept ans, n'ait toujours pas abouti. "Il faut une réactivité plus grande de l'Etat", a-t-il souligné.

"La droite affaiblit les services publics, ici les gens attendent beaucoup de l'Etat", a renchéri Claude Bartolone, député fabiusien de la circonscription.

Marie-Clémentine, présidente d'une association de femmes, s'est plainte que les subventions mettent un an à arriver. Thérèse lui a demandé si elle allait rétablir la police de proximité, avec qui "les habitants étaient en bonne intelligence". La présidente d'une association des parents élèves a regretté des fermetures de classes et le président d'une régie de quartier a souligné le manque d'aide de l'Etat aux structures associatives.

"Je veux un Etat qui assure la présence du service public à égalité sur tout le territoire national, en milieu urbain comme en milieu rural, et qui assure aussi le service public en direction de toutes les catégories de la population", a déclaré Ségolène Royal.

Elle a assuré aux habitants que, si elle est élue, la police de proximité serait rétablie et les moyens rendus à l'école "dès la prochaine rentrée". Elle a affirmé aussi qu'elle allait "décentraliser l'Etat", notamment en ce qui concerne la politique de la ville, pour que "ça aille plus vite".

"Les maires, les associations, les citoyens en conseils de quartiers, savent mieux que quiconque et certainement mieux qu'un chef de bureau du ministère de la Ville ce qui est important pour eux", a-t-elle estimé, annonçant "un vaste mouvement de rapprochement des décisions des territoires, ce qui ne veut pas dire un Etat plus faible".

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Mercredi 21 mars 2007
 

La commission des sondages dénonce "une erreur manifeste" dans deux enquêtes CSA

LEMONDE.FR | 20.03.07 | 17h22  •  Mis à jour le 20.03.07 | 17h41








Mardi 20 mars, on lit dans le quotidien Le Parisien une note inhabituelle : "Lors de ses séances des 16 et 19 mars 2007, la commission des sondages a examiné deux sondages relatifs à l'élection présidentielle, réalisés par l'institut CSA, et publiés dans les éditions du Parisien-Aujourd'hui en France des 8 et 15 mars derniers. Eu égard à certaines modalités de redressement appliquées aux résultats bruts de ces enquêtes, la commission, sans pour autant mettre en cause l'intégrité professionnelle de l'institut, exprime des réserves sur le caractère significatif des intentions de vote publiées dans ces deux sondages."

 


En clair, il y a une "erreur manifeste" dans ces deux enquêtes, reconnaît Matthias Guyomar, le secrétaire général de l'autorité qui contrôle tous les sondages et demande, en l'occurrence, que ces deux enquêtes dépourvues de valeur "ne soient pas interprétées". La commission a utilisé son pouvoir de publier une "mise au point" dans le média qui a commandité le sondage incriminé. Une procédure rarissime : c'est la première fois qu'elle se produit dans la présidentielle 2007. Les derniers précédents remontent à la campagne sur le référendum européen de 2005 et aux dernières municipales.

Mis en cause, CSA reste pourtant droit dans ses bottes : "L'institut CSA, en toute indépendance, maintient intégralement ses évaluations", a fait savoir sa direction dans Le Parisien publié mardi.

Quel est l'enjeu ? Le premier des deux sondages incriminés est celui dans lequel François Bayrou "talonnait" pour la première fois Ségolène Royal : le candidat de l'UDF était crédité de 24 % des intentions de vote au premier tour, en progression de 7 points, derrière la socialiste, donnée à 25 %, et M. Sarkozy à 26 %, dans cette enquête publiée le 8 mars. Le second, publié le 15 mars, exprimait au contraire un recul de M. Bayrou, à 21 %. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal remontaient tous deux d'un point, respectivement à 27 % et 26 % d'intentions de vote par rapport au précédent sondage CSA.

"NOUS SOMMES UNE TOMBE"

 

La commission des sondages refuse de dire si "l'erreur" concerne les intentions de vote de M. Bayrou, ou si elle concerne un ou plusieurs candidats. Elle se borne à reconnaître que ce sont les méthodes de redressement qui sont en cause. "Celles-ci peuvent être socio-démographiques, précise Matthias Guyomar. Un exemple théorique : un institut peut 'booster' les réponses des 3 % d'ouvriers présents dans un échantillon si ceux-ci représentent en fait 6 % de la population française. Le redressement peut aussi se fonder sur des critères politiques, comme les précédents scrutins." Mais il refuse d'entrer plus dans le détail, de peur de "révéler une méthode exclusive d'un institut".

A chaque fois que sont mis en cause les instituts de sondages, se pose la question du secret, cruciale dans un secteur si concurrentiel. La commission des sondages, qui est la seule instance à connaître les "secrets de cuisine" des mesures d'opinion, en est partie prenante. "Le deal, c'est que nous sommes une tombe, car sinon on risque de tarir la source d'informations et de mettre en péril la qualité du contrôle", justifie M. Guyomar. Sachant bien qu'il y a "un climat de suspicion autour des sondeurs", le "gendarme" prend d'ailleurs le soin de souligner que "l'intégrité de CSA n'est pas en cause, et qu'il s'agit d'une erreur objective, pas d'une manipulation".

Cette "mise au point" n'aura-t-elle donc aucune conséquence ? "Le fait que CSA maintienne ses évaluations fait partie du jeu permanent entre contrôleur et contrôlé", sourit Matthias Guyomar, qui précise que la plupart des différends se règlent d'habitude par la "discussion" avec les instituts, hors de la place publique. Si CSA ne corrigeait pas ses méthodes de redressement, la commission des sondages, qui relève la qualité de ses relations avec les instituts, n'aurait d'autre moyen de pression que de publier une nouvelle mise au point. "Nous avons bon espoir qu'il prenne en compte notre recommandation, affirme le secrétaire général de la commission des sondages. Le plus important en période électorale, c'est la crédibilité. Je ne suis pas sûr qu'un institut prendrait le risque de mettre la sienne en cause."

Alexandre Piquard
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Mercredi 21 mars 2007

imaginons la france d'apres de nicolas sarkozy

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Lundi 19 mars 2007
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