desirsdavenir-enclave

Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /2006 17:45

l'enclave avec ségolene
Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /2006 11:04
Le programme du futur candidat socialiste à l'élection présidentielle a déjà été rédigé. Catalogue de mesures plus ou moins floues, il «engage» celui ou celle qui sera désigné. Dès lors, les uns et les autres en sont réduits à exprimer des nuances personnelles.
«Ordre juste». Pour s'ouvrir un espace ­ et aussi désamorcer les critiques sur son vide programmatique ­, Royal a décentré la discussion sur un registre plus général. C'est toute l'utilité stratégique de son slogan sur l' «ordre juste» : un appel aux valeurs, un évitement de l'alternative entre sociaux libéraux (ex-deuxième gauche) et étatistes (ex-mitterrandiens) qui structure le PS depuis trente ans. «Elle aussi prône la rupture, mais avec la tradition socialiste de discussion idéologique. Elle se situe au-delà du socialisme, elle ne se rattache à rien», juge le démographe Emmanuel Todd. Stéphane Rozès, directeur de l'institut de sondage CSA, formule le constat autrement : «Elle ne détermine pas le contenu de ses discours par des logiques doctrinales préétablies.» En somme, du passé socialiste, «Ségolène Royal fait table rase», observe Jacques Attali.
Paradoxalement, le choix de la tabula rasa explique le caractère composite de ses discours. Quand les anciens repères sont renversés, tout devient permis. «Puisqu'elle ne défend rien, tout le monde peut s'y retrouver», raille Emmanuel Todd. D'où l'étrange alliage qui mêle un puritanisme sociétal venu du catholicisme social et des accents altermondialistes sur les OGM. Ou encore des emprunts à Tony Blair sur l'emploi des jeunes et une étude approfondie du modèle suédois. Les équipes de la candidate ont aussi lancé en mars un site Internet (Gonordisk.net) pour rassembler des «professionnels de différents horizons» qui se proposent de réfléchir à l' «importation des meilleures pratiques des pays d'Europe du Nord». 
«Autoritaire». Plus étonnant, la présidente de Poitou-Charentes s'inspire aussi d'une tradition marginale, mais résistante, du PS : la gauche expérimentatrice, qui rêve d'une école nouvelle, réfléchit à la fin du travail et se défie de l'Etat centralisateur. Ce qui explique la présence, parmi ses soutiens, de personnalités comme Daniel et Gabriel Cohn-Bendit, de la sociologue Dominique Méda, qui travaillait auparavant avec Utopia, un petit courant du PS, ou encore des anciens du PSU comme Jacques Rigaudiat, qui fut conseiller social à Matignon sous Rocard puis sous Jospin. Il lui arrive aussi de consulter Jacques Attali, lui-même passionné d'innovations en tout genre. «Elle est autoritaire comme Jospin, moderniste comme Dominique Strauss-Kahn et partisane d'un coup de barre à gauche comme Fabius. Mais, comme Blair lorsqu'il est arrivé au pouvoir, elle n'a pas d'idées préconçues : elle regarde ce qui marche», observe l'ancien conseiller spécial de Mitterrand.
Face à cette ébullition désordonnée, les champs intellectuels sillonnés par les autres candidats à la candidature apparaissent forcément plus classiques, car plus ancrés dans l'histoire du Parti socialiste. Dominique Strauss-Kahn, soutenu par son club A gauche, en Europe, plaide pour un «socialisme de production», s'inscrivant dans la tradition de social-démocratie européenne et qui avait pour ambition de sortir la gauche de la seule logique de redistribution. Laurent Fabius, lui, estime qu'il convient de revenir aux fondamentaux posés par Mitterrand : rassembler à gauche et définir ses idées en fonction de cet objectif stratégique. «On trouve chez lui la même plasticité programmatique et le même axe stratégique que Mitterrand», note un expert du PS.
Lionel Jospin était somme toute le seul à avoir décidé de combattre de front le «postsocialisme» de Ségolène Royal. En se faisant pendant des semaines le héraut d'une certaine «conception du parti», il mettait en mots sa conviction profonde et ancienne du primat du politique sur le reste de la société. Une vision fortement marquée par sa formation trotskiste et qu'il avait appliquée sans restriction quand il était Premier ministre, au grand dam des syndicats. Le résultat de cette défense et illustration du PS : un flou programmatique aussi grand que celui de Royal. «Jospin n'était pas une logique de solution aux problèmes des Français. Il se présentait pour défendre l'orthodoxie du parti contre l'opinion», estime Stéphane Rozès. Avec le succès que l'on sait...
«Autre langage». La plupart des analystes de la vie politique française s'accordent à estimer que le choix de la tabula rasa est la clé du succès de la présidente de la région Poitou-Charentes aujourd'hui. «Comme Sarkozy, elle essaie un autre langage. Car le but de la politique, c'est de donner un nom à ce que vivent les gens et à ce qu'ils espèrent», remarque l'historien Pierre Rosanvallon, président de la République des idées, à qui Royal emprunte parfois quelques analyses. Mais il prévient : «C'est par son style et son langage qu'elle a rencontré une résonance dans l'opinion. Sûrement pas par ses analyses et ses propositions.» Emmanuel Todd est plus sévère : «Elle marque la fin des idéologies socialistes traditionnelles, mais je ne vois pas ce qui, dans ses discours, contredise les dogmes libéraux.» 
Le bric-à-brac intellectuel agité par Royal résistera-t-il à son baptême du feu électoral et, le cas échéant, à l'épreuve du pouvoir ? Jacques Attali veut croire que du désordre jaillira le neuf : «Ce qui la différencie est le facteur temps. De tous les candidats en lice, elle est la seule à avoir vingt ans devant elle.» Le vote des militants, lui, aura lieu dans six semaines.
Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /2006 11:11

 

 

-

ELYSEE 2007
 

41% des Français veulent
un président de gauche


NOUVELOBS.COM | 04.10.06 | 09:53

Selon un sondage BVA, ils sont 31% à préférer la victoire d'un candidat de droite. 29% sont indécis.

  Devant l'Elysée (Sipa)
Devant l'Elysée (Sipa)
 
B onne nouvelle pour Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, les trois candidats à l'investiture du Parti socialiste: 41% des Français souhaitent voire élire un président de gauche en 2007, selon un sondage BVA rendu public mardi 3 octobre et à paraître dans L'Express jeudi. En revanche, 31% des sondés désirent l'élection d'un président de gauche.
L'évolution par rapport à la précédente enquête, réalisée en juin, est similaire pour la droite et la gauche, qui progresse de deux points chacun. La part d'indécis passe de 32% à 28%.
Les enquêtes de BVA montrent qu'il y a constamment plus de Français souhaitant une victoire de la gauche qu'une victoire de la droite, avec des écarts variables: 7 points en novembre 2005, 12 points en avril 2006

Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 09:31

 

Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 09:44

 

 

Devoir de victoire

Profession de foi de Ségolène Royal dans le cadre de la procédure pour l’investiture du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle.

GuillemetsChères, chers camarades,

Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d’incarner le changement et l’ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d’avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l’audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l’Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l’Etat : c’est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.

Nous croyons, nous socialistes, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale.

Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n’est pas une fatalité : c’est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.

Nous croyons, nous socialistes, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’Etat et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique.

« Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au cœur une révolte vive.

Avant d’embrasser l’idéal socialiste, chacune et chacun d’entre nous s’est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus.

Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m’a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu’au combat encore inachevé pour l’égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s’est aussi nourrie du spectacle révoltant d’une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l’emportait sur le droit de tous.

Et ce double refus m’a amenée à la certitude que l’émancipation passait par l’école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.

Me présentant à vos suffrages, je crois honnête de vous dire quelques mots de ce que m’a appris l’expérience politique.

Je n’oublierai jamais l’allégresse de la campagne de 1981. J’ai eu la chance d’y participer, puis de travailler à l’Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d’une circonscription rurale, je me suis battue pour l’égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l’action et de l’efficacité.

Ministre de l’Environnement, j’ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l’eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j’ai refondé une politique de gauche, réformé l’accouchement sous X, reconnu l’association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité

Présidente de Région, après avoir battu l’équipe de Jean-Pierre Raffarin, j’agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j’en tire chaque jour la conviction qu’il faudra aller jusqu’au bout de la décentralisation.

Aujourd’hui, nous avons un grand rendez-vous démocratique.
Je sais la dureté du combat qui s’annonce.
Je ne la crains pas.
Car, je mesure l’espérance qui se lève dans le pays.
J’ai confiance dans notre capacité à joindre nos forces et à rassembler la gauche.
Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu’ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d’un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C’est notre projet, c’est notre bien commun.

De toutes les perspectives exigeantes qu’il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place.

- Pour l’école : l’égalité réelle, c’est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C’est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c’est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la présence adulte dans les établissements. La France doit aimer tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dévissent. Fermement et affectueusement.

- Pour l’excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l’eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d’une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

Quels qu’aient été nos votes lors du referendum de l’an dernier, nous voulons une Europe plus concrète, plus protectrice, et donc moins libérale : une fiscalité écologique, un vrai gouvernement économique qui ne soit plus soumis à la Banque centrale européenne, une régionalisation de la PAC, une réforme du Pacte de stabilité.

Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée.

Pour assurer le succès de notre projet, nous avons besoin d’une nouvelle République qui s’appuie sur une démocratie représentative rénovée, et la fin du cumul des mandats, sur une démocratie plus participative, et sur une décentralisation aboutie. Décider aujourd’hui, et notamment au plus niveau de la République, c’est assumer pleinement sa responsabilité, partager le pouvoir, l’organiser démocratiquement et reconnaître à chacun un droit égal à s’occuper des affaires communes.

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.

Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

Fidèlement.

Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus