desirsdavenir-enclave

Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 09:30

 

Julien Dray, porte-parole du PS, réplique aux attaques visant la candidate:
«Nul besoin de caricaturer Ségolène Royal à ce point»
Par David REVAULT D'ALLONNES
QUOTIDIEN : Samedi 14 octobre 2006 - 06:00
      
 
 
Les partisans de Ségolène Royal haussent le ton. Proche de la candidate, Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste et député de l'Essonne, réplique à l'intensification de l'offensive de ses concurrents.
 
Ségolène Royal se «réserve le droit» de ne pas participer aux débats. Fuirait-elle la confrontation ? 
Ségolène Royal est une femme libre. Si certains veulent la faire passer sous la toise, ils en seront pour leurs frais. Le débat doit servir à éclairer les militants, non à multiplier les crocs-en-jambe, les vacheries et les comparaisons totalement déplacées. Quand Ségolène Royal dit : «Le contrat social est un élément constitutif de la Nation», on n'a pas besoin de lui faire un cours sur l'internationalisme, voire de laisser entendre qu'elle est socialiste-nationale. Nul besoin de la caricaturer à ce point. Je rappelle que, après le débat entre socialistes, il y aura une confrontation avec la droite. Et c'est la seule valable.
Sur l'insécurité, Laurent Fabius a appelé le PS à ne pas «courir» après Nicolas Sarkozy... 
On peut penser que parler d'insécurité, c'est aller sur le terrain de la droite. Mais pas besoin de sous-entendus blessants pour l'affirmer ! Imaginez que ceux qui ne partagent pas les conceptions de Laurent Fabius lui rétorquent qu'il court après Arlette Laguiller... Dire qu'il y a des ghettos, que la tâche prioritaire des socialistes est de défendre les plus pauvres, premières victimes d'une violence de plus en plus dure, tenter de trouver des solutions alternatives à l'enfermement des mineurs, envisager deux enseignants dans les classes les plus défavorisées, cela n'a rien à voir avec le discours de Nicolas Sarkozy. Ségolène est populaire parce que, depuis longtemps, aucun dirigeant socialiste n'avait parlé sincèrement et honnêtement des problèmes quotidiens vécus par ces populations, les plus touchées par le système libéral.
Beaucoup ont trouvé un peu courte sa position sur l'adhésion de la Turquie, qui serait «celle du peuple français» ... 
J'ai écouté l'ensemble de ses propos, non une phrase sortie de son contexte. Ségolène Royal a expliqué que le processus était ouvert, et qu'il faudrait beaucoup de pédagogie pour convaincre nos concitoyens. Qui est contre cette position ? Quand au fait de critiquer qu'un dirigeant socialiste s'en remette à la volonté populaire, les bras m'en tombent ! A moins d'avoir peur du vote de nos concitoyens. Mais j'avais justement compris, au soir du 29 mai, qu'il nous fallait désormais plus et mieux écouter...
Pourquoi Ségolène Royal n'a-t-elle pas, jusqu'ici, répliqué aux attaques ? 
Il n'y a qu'un seul adversaire pour des gens de gauche : la droite. Revenir sur les dégâts de cette dernière vaut mieux que mille batailles internes où l'on cherche à vérifier la pureté des uns et des autres. Quand autant de nouveaux adhérents rejoignent le parti, ne leur donnons pas envie de repartir ! Je n'ai d'ailleurs pas aimé cette suspicion à l'égard de ces derniers, comme s'il fallait leur faire passer un examen «en robe de bure».
Les négociations autour des débats furent rocambolesques... 
Plutôt précises et détaillées. Et c'est normal : il vaut mieux des règles fixées dans les moindres détails plutôt que de constater après coup les dégâts d'un débat qui aurait tourné au combat de catch.
Soutenue par nombre de hauts dirigeants du PS et de premiers secrétaires fédéraux, Ségolène Royal, qui s'est montrée la plus libre quant aux dogmes socialistes, est-elle finalement la femme de l'appareil ? 
Le soi-disant «appareil» ne pèse pas : ce n'est pas parce que tel ou tel député prendra position que la «base» suivra comme des moutons. Penser l'inverse serait bien méprisant à l'égard des militants.
Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 11:03

 

A la Réunion, la droite pour cible
A 10 000 km de Paris, Royal a esquivé la polémique socialiste
A 10 000 km de Paris, dans le «Sud sauvage» de la Réunion, Ségolène Royal préfère esquiver la polémique avec ses «amis» socialistes restés à Paris. Alors que les proches de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, candidats eux aussi à l'investiture, veulent croire qu'elle est fébrile ( Libération de vendredi), l'entourage de la députée se dit «blindé». Pas question de répondre à ses détracteurs. C'est donc la droite qu'elle met dans son viseur.
 
 
Nicolas Sarkozy, tout d'abord, et ses propositions de la veille sur la République : «C'est incroyable : il donne l'impression de s'apprêter à reconquérir le pays. Mais il est déjà à la manoeuvre ! S'il a des idées, qu'il les applique ! Ne rien faire du pouvoir dont on est dépositaire, c'est une forme de trahison.» 
Dominique de Villepin, ensuite, et ses 120 millions d'euros promis pour relancer le logement social outre-mer : «Les gens ne croient plus aux vastes plans, ils croient aux actions sur le terrain. Or que constatent-ils ? Les écarts se creusent entre le manque de logement social et la spéculation foncière. J'attends du gouvernement qu'il fasse respecter la loi sur la solidarité urbaine.» Jacques Chirac, enfin, qu'elle «interpelle solennellement» sur l'épidémie de chikungunya, l'an dernier. Aujourd'hui, celle-ci est en sommeil. Mais, rappelle Royal, «le temps est compté avant le retour de l'été austral, dans un mois. Jacques Chirac doit taper du poing sur la table, c'est à lui de réagir pour que le gouvernement prenne des mesures. Le gouvernement ne pourra pas dire deux fois qu'il n'était pas au courant.» 
De quoi ravir les 2 000 personnes qui ont assisté à son meeting, hier soir au son du maloya, à Saint-Joseph, seule commune socialiste du département. «Moin lé fier d'être avec zot ce soir !» (1), lance-t-elle d'abord. Et de revenir sur son thème fétiche, «l'écoute du peuple», qu'elle privilégie «malgré les quolibets» de ses adversaires de droite ou de gauche. «Je tiendrai bon, c'est ma façon de lutter contre la crise démocratique et morale. Les Français sont les meilleurs experts de ce qu'ils vivent, j'ai confiance en eux.» Elle termine la soirée sur un : «Mes amis, allons bouge ensamb.» Sûr que l'accueil de ses camarades de métropole sera moins chaleureux...
(1) «Je suis fière d'être avec vous ce soir !» 

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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 11:07

 

Le sondage qui avertit la droite

Si Nicolas Sarkozy laisse très loin derrière lui MAM et Villepin, Ségolène Royal le battrait au second tour.

 

AU TERME d'une folle semaine marquée par les empoignades entre sarkozystes et chiraquiens, ni Dominique de Villepin ni Michèle ­Alliot-Marie ne sont aujourd'hui en situation de disputer au président de l'UMP son statut de candidat naturel de la droite, selon le baromètre TNS Sofres-Unilog pour Le Figaro, RTL et LCI. Si Villepin était le candidat unique de l'UMP au premier tour, il n'obtiendrait que 18 % des intentions de vote, loin derrière Royal à 39 %. La performance d'Alliot-Marie serait moins bonne encore, à 17 % contre 40 % pour la candidate PS. Sarkozy, candidat unique UMP, ferait le double de ses rivaux, à 36 %, ­devançant Royal de deux points.

 

La thèse de MAM démentie

 

En cas de primaires à droite au premier tour, le ministre de l'Intérieur écrase ses compétiteurs, selon cette enquête TNS Sofres-Unilog, groupe LogicaCMG. Dans cette ­hypothèse, Dominique de Villepin n'obtiendrait que 5 % - score ­comparable à celui qu'il obtenait au moment du CPE -, derrière ­Ségolène Royal (33 %), Nicolas Sarkozy (30 %), Jean-Marie Le Pen (11 %) et François Bayrou (7,5 %). Le rapport de forces est le même dans l'hypothèse d'une candida­ture Michèle Alliot-Marie (5 %), la candidate PS et le président de l'UMP améliorant d'un point le score obtenu face au premier ­ministre. En outre, souligne Brice Teinturier, directeur général ­ad­joint de la Sofres, « la présence de deux candidats UMP n'élargit pas le score global de la droite ».

 

À gauche, ceux qui avaient prédit un effondrement de Ségolène Royal en sont pour leurs frais. « Pour l'instant, elle ne chute pas, profitant d'une visibilité accrue par rapport aux autres candidats de gauche ou d'extrême gauche », souligne Brice Teinturier, pour qui la candidate, très critiquée par les éléphants socialistes, ne connaît « pas de désaveu dans l'opinion ».

 

Au second tour, Royal l'emporte face à tous ses adversaires. C'est Sarkozy, à 49 % contre 51 %, qui ­résiste le mieux. Sans appel dans l'hypothèse d'un duel avec Villepin (60 % contre 40 %), le score se creuse encore en cas de duel avec MAM (63 % contre 37 %). La thèse du ministre de la Défense, selon laquelle elle ­serait la seule à pouvoir battre ­Ségolène Royal, est totalement ­démentie par ce baromètre où elle apparaît pour la première fois.

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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 13:30

gerard santucci soutient dsk
LE SECRETAIRE DE SECTION DE VALREAS CE DEVOILE ENFIN!!!!!!!!!!!!!!!!
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 10:08

 

Royal se balade dans les sondages
Dans le nouvel observatoire de l'opinion «Libération»-LH2, elle pulvérise ses deux adversaires à l'investiture socialiste sur quasiment tous les thèmes.
Par Renaud DELY
LIBERATION.FR : Lundi 16 octobre 2006 - 18:15
      
 
Les sondages se suivent et se ressemblent pour Ségolène Royal. Qu'il pleuve des compliments dans les médias ou qu'il vente des critiques de la part de ses camarades socialistes, la présidente de la région Poitou-Charentes demeure  très nettement en tête, loin devant ses deux concurrents pour l'investiture élyséenne du PS, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Tel est le principal enseignement de notre observatoire de l'opinion Libération-LH2 (1) – à lire dans son intégralité mardi dans Libération– alors que les trois postulants socialistes doivent s'affronter pour la première fois mardi soir sur la chaîne Public Sénat.
Cette enquête a été effectuée au sortir d'une semaine délicate pour Ségolène Royal, au cours de laquelle elle a d'abord été incapable de donner son opinion sur l'éventuelle adhésion  de la Turquie à l'Union européenne. Avant de rechigner à participer aux débats internes de peur d'être «ballotée».

Une fois de plus, ces faux-pas ne semblent pas lui coûter dans l'opinion. Comparée à ses deux concurrents, Ségolène Royal reste la plus crédible dans tous les domaines. Ainsi, 52% des Français considèrent qu'elle est la «meilleure candidate pour battre la droite», loin devant DSK (19%) et Fabius (10%). De même, 40% considèrent qu'elle ferait une meilleure présidente de la République (25% pour DSK et 11% pour Fabius), tandis que 38% des Français jugent qu'elle serait «la meilleure pour débattre avec Nicolas Sarkozy». Sur ce dernier point, Dominique Strauss-Kahn réduit l'écart puisque l'ancien ministre de l'Economie recueille 34% tandis que Laurent Fabius se traîne, une fois de plus, loin derrière avec seulement 15%.

Dans tous les domaines de compétence et d'action d'un Président, Ségolène Royal creuse également nettement l'écart avec ses adversaires: 49% des Français lui «font confiance» pour «lutter contre les inégalités sociales», 43% pour «représenter la France à l'étranger» et 39% pour «lutter contre le chômage» et pour «réduire l'insécurité des biens et des personnes», et enfin «36% pour accroître le pouvoir d'achat». Sur chacun de ces terrains, elle devance Strauss-Kahn de 15 à 20 points, Laurent Fabius collectionnant, lui, les dernières places.

Il n'est qu'un thème, «dynamiser la croissance», sur lequel Ségolène Royal, avec 34%, est talonnée par Dominique Strauss-Kahn (33%), ancien locataire de Bercy à l'époque d'une croissance florissante et d'une forte baisse du chômage. Plus intéressant encore pour la présidente de la région Poitou-Charentes, pour la totalité de ces questions, elle dispose d'une avance beaucoup plus large encore parmi les sous-échantillons de «sympathisants de gauche» et de «sympathisants socialistes», une marge de sécurité qui risque d'influer sur le vote des seuls militants PS le 16 novembre.
(1) Réalisé les 13 et 14 octobre auprès d¹un échantillon représentatif de 1003 personnes (dont 462 «sympathisants de gauche», parmi lesquels 245 «sympathisants socialistes»).
Par désirsd \'avenir enclave des papes - Publié dans : desirsdavenir-enclave
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