La démocratie participative
décriée par Fabius et DSK ![]()
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Ségolène Royal propose des "jurys de citoyens" pour évaluer les politiques locales : "intéressant mais insuffisant" selon Fabius, Strauss-Kahn est contre.
![]() Ségolène Royal (AP) |
Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat", a expliqué la candidate à la candidature socialiste lors de la 15e Cité de la réussite à la Sorbonne. Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Ségolène Royal sans plus de précision.
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.
Fabius et DSK réticents
Face à ces propositions, ces adversaires à l'investiture socialiste ont montré un accueil plutôt froid. Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré opposé : "Généralisons les comptes-rendus de mandats, mais pas de jurys populaires.
Le suffrage universel, c'est la règle et dans l'intervalle, entre deux élections, des comptes-rendus aussi fréquents que possible", a-t-il déclaré sur Europe 1.
Quant à Laurent Fabius, il a jugé "cette dimension locale" prônée par Ségolène Royal comme " intéressante mais pas suffisante". L'ex-Premier ministre a estimé que "ce n'est pas seulement à partir de la région que l'on renforcera le pouvoir d'achat des salariés ou que l'on combattra le réchauffement de la planète".
"Révolution démocratique"
Ségolène Royal a dit compter sur cette "révolution démocratique" pour répondre à la "crise politique, démocratique, voire même morale", qui touche selon elle la France aujourd'hui. La candidate à l'investiture socialiste a assuré que son projet de démocratie participative n'était pas contraire à la démocratie représentative.
Elle s'est défendue de tout populisme après sa petite phrase controversée selon laquelle son "opinion est celle du peuple français" sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
"On ne peut pas dire au peuple français qu'on va le consulter (par référendum) et lui dire en même temps qu'il est trop bête pour réfléchir et qu'il fasse comme on lui dit de faire", a-t-elle dit.
Ségolène Royal a jugé la polémique révélatrice du "fossé qui s'est creusé entre les responsables politiques et le peuple". "Moi, je n'ai pas peur du peuple", a-t-elle lancé.
"Populiste"
Ségolène Royal accuse également Nicolas Sarkozy de "populisme" sur la question de la sécurité et estime que les promesses électorales d'un ministre en exercice constituaient un "déni de démocratie". "Trouver des explications faciles ou démagogiques au désordre des choses et aux insécurités, et en premier lieu en pointant du doigt l'autorité judiciaire à laquelle on doit son indépendance, je pense que c'est basculer dans une certaine forme de populisme", a déclaré la présidentiable socialiste, interrogée sur la mise en cause des juges par le ministre de l'Intérieur. Elle a jugé "invraisemblable" que le probable candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, une personne "aux responsabilités", puisse promettre le changement.
"Le pouvoir, j'en ferai quelque chose et je ne trouverai pas je ne sais quelle échappatoire une fois élue pour dire si je suis élue dans le futur vous verrez ce que
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