desirsdavenir-enclave

Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 14:04

 

La démocratie participative
décriée par Fabius et DSK



Ségolène Royal propose des "jurys de citoyens" pour évaluer les politiques locales : "intéressant mais insuffisant" selon Fabius, Strauss-Kahn est contre.

  Ségolène Royal (AP)
Ségolène Royal (AP)
 
S égolène Royal a proposé, dimanche 22 octobre, dans le cadre de la "démocratie participative" qu'elle entend mettre en place si elle est élue en 2007, de faire évaluer l'ensemble des politiques publiques par des jurys de citoyens.
Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat", a expliqué la candidate à la candidature socialiste lors de la 15e Cité de la réussite à la Sorbonne. Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Ségolène Royal sans plus de précision.
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.

Fabius et DSK réticents

Face à ces propositions, ces adversaires à l'investiture socialiste ont montré un accueil plutôt froid. Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré opposé : "Généralisons les comptes-rendus de mandats, mais pas de jurys populaires.

Le suffrage universel, c'est la règle et dans l'intervalle, entre deux élections, des comptes-rendus aussi fréquents que possible", a-t-il déclaré sur Europe 1.
Quant à Laurent Fabius, il a jugé "cette dimension locale" prônée par Ségolène Royal comme " intéressante mais pas suffisante". L'ex-Premier ministre a estimé que "ce n'est pas seulement à partir de la région que l'on renforcera le pouvoir d'achat des salariés ou que l'on combattra le réchauffement de la planète".

"Révolution démocratique"

Ségolène Royal a dit compter sur cette "révolution démocratique" pour répondre à la "crise politique, démocratique, voire même morale", qui touche selon elle la France aujourd'hui. La candidate à l'investiture socialiste a assuré que son projet de démocratie participative n'était pas contraire à la démocratie représentative.
Elle s'est défendue de tout populisme après sa petite phrase controversée selon laquelle son "opinion est celle du peuple français" sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
"On ne peut pas dire au peuple français qu'on va le consulter (par référendum) et lui dire en même temps qu'il est trop bête pour réfléchir et qu'il fasse comme on lui dit de faire", a-t-elle dit.
Ségolène Royal a jugé la polémique révélatrice du "fossé qui s'est creusé entre les responsables politiques et le peuple". "Moi, je n'ai pas peur du peuple", a-t-elle lancé.

"Populiste"

Ségolène Royal accuse également Nicolas Sarkozy de "populisme" sur la question de la sécurité et estime que les promesses électorales d'un ministre en exercice constituaient un "déni de démocratie". "Trouver des explications faciles ou démagogiques au désordre des choses et aux insécurités, et en premier lieu en pointant du doigt l'autorité judiciaire à laquelle on doit son indépendance, je pense que c'est basculer dans une certaine forme de populisme", a déclaré la présidentiable socialiste, interrogée sur la mise en cause des juges par le ministre de l'Intérieur. Elle a jugé "invraisemblable" que le probable candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, une personne "aux responsabilités", puisse promettre le changement.
"Le pouvoir, j'en ferai quelque chose et je ne trouverai pas je ne sais quelle échappatoire une fois élue pour dire si je suis élue dans le futur vous verrez ce que

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 11:29

 

Ségolène au pays des soviets

La démocratie représentative a vécu : tel est du moins le credo de Ségolène Royal, qui oppose le « tirage au sort » au suffrage ­universel et la « surveillance populaire » au respect des échéances électorales. Bombardez vos dirigeants ! À l'heure d'Internet, il ne saurait y avoir de démocratie que « participative », élaborée dans les ­forums de Porto Alegre, et rodée dans le laboratoire « citoyen » des Charentes et du Poitou.

 

Réconcilier le peuple avec la politique ? L'objectif n'est pas contestable. Le 21 avril 2002 comme la victoire du non au référendum européen ou les alternances en chaîne témoignent à l'évidence d'un malaise démocratique qu'aucun candidat ne songe à nier. Encore faudrait-il que le remède ne soit pas pire que le mal et que, sous prétexte de lutter contre les « promesses mirobolantes », on ne sacrifie pas à une autre forme de démagogie. En l'occurrence, on comprend l'embarras - palpable - des amis de Mme Royale : son « grand bond en avant » a tout du saut dans l'inconnu.

 

Juridiquement, l'instauration de jurys populaires pour obliger les élus à « rendre des comptes » est en contradiction avec l'article 27 de la Constitution qui prohibe formellement tout mandat impératif. Broutille, sans doute. Pratiquement, l'idée pose d'innombrables questions. Apaisante, ­Ségolène Royal assure que cette « surveillance » ne s'exercera pas « forcément dans un sens de sanction », ce qui revient à en reconnaître a contrario la possibilité. Sur quelles règles de droit ? Qui présidera ce « tribunal populaire » ? Arnaud Montebourg, en Fouquier-Tinville ? Les jurés tirés au sort pourront-ils de distribuer des blâmes ? Aux dernières nouvelles, il semblerait que non. Les ­politiques « déviants » devront-ils faire leur autocritique sous l'oeil des tricoteuses qui, ­comme chacun sait, sont « les meilleures expertes de ce qu'elles vivent » ? On se perd en conjectures, mais ce qu'on entrevoit n'est guère rassurant.

 

Et si l'on s'était trompé sur Ségolène Royal ? Parce qu'elle invoque le parrainage de Tony Blair, dont elle a incontestablement retenu les leçons médiatiques, on lui a volontiers fait crédit d'un socialisme moderne, tempéré par un certain conservatisme provincial. Mais, derrière les envolées « participatives » à la sauce altermondialiste, la société qu'elle dessine n'est pas si douce : une France où l'on veut « effrayer les capitalistes », où l'adhésion à un syndicat est obligatoire, ou des comités de base (d'aucuns diraient des soviets) censés refléter la « volonté populaire » imposent leur vigilance au sommet. Rousseau, pas mort.

 

À moins que... tout ceci ne soit que des mots. À moins que Ségolène Royal, en lançant son pavé, n'ait songé qu'à se tailler un succès facile chez les Français, fort nombreux, qui se défient de la politique ; à moins qu'elle n'ambitionne finalement que de remettre au goût du jour les ultraclassiques « comptes rendus de mandat » avec dossier de presse en quadrichromie. C'est ce que suggèrent certains de ses amis. Mais on a peine à croire que l'inventrice de « l'utopie réalisable » puisse, comme elle en fait procès à d'autres, « basculer dans une certaine forme de populisme » assurément peu productrice « d'intelligence

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 13:39

L’insupportable mépris  du local

 

 

 

 

Depuis le débat de mardi soir les deux « compétiteurs » ( !) ont encore trouvé une flèche à décocher en direction de Ségolène Royal. Elle ne serait en fait qu’une simple Présidente de Région, engluée dans les préoccupations du Marais Poitevin … Sans s’attarder sur ce que ces propos, repris par Monsieur Cambadelis sur LCI, ont de méprisant en soi, ils relèvent surtout, à mes yeux, d’une vision totalement erronée du développement économique durable facilement explicable par la fascination exercée par la pensée unique qui fait de la macro économie  l’alpha et l’oméga des problèmes de production et de répartition.

S’il y a bien un terrain sur lequel la Gauche a été incapable de réagir idéologiquement c’est celui là et l’on en voit les conséquences : politiques économiques presque similaires, un peu plus keynésienne là, un peu plus libérale ici, gestion globale du problème de l’emploi, recours incantatoire à la croissance salvatrice de tous les problèmes, gestion par des lois générales d’une société post industrielle pourtant complexe et diverse (ex les 35 heures) … la liste est longue et pour nos deux ex Ministres de l’Economie et des Finances on persiste et on signe…

Quand le Président Mitterrand créa en 1984, en plein effondrement des cathédrales industrielles qu’étaient la sidérurgie, les houillères, le textile ou la construction navale, le secrétariat d’Etat à l’économie sociale et au développement local il me confia que le renouvellement indispensable des tissus économiques ne pourrait se faire qu’à partir d’un foisonnement d’initiatives et de création d’activités à partir des territoires ... et il était arrivé à cette conclusion après un voyage aux Etats Unis  où, à partir d’entreprises individuelles, de très petites entreprises de PME, se résolvaient en partie les problèmes de l’emploi.

Le Parti Socialiste n’a pas voulu investir politiquement sur cet enjeu là … Certes localement des élus, courageux et militants, examinaient à la loupe les richesses de leur territoire, misaient sur des nouveaux gisements d’emplois et d’activités, repensaient des potentialités, régulaient les contradictions locales, mettaient en adéquation, bassin d’emploi par bassin d’emploi, pays par pays, formation et emploi, insertion et emploi avec une idée clé : partir des futurs emplois à générer et de là proposer des parcours d’insertion . Quelques dispositifs furent mis en place, pertinents, les PLIE par exemple chers à Martine Aubry … mais les grands techniciens du Parti considéraient cela comme une rustine …

Une partie du logiciel du PS sur ces problèmes est à revoir : il est inadmissible économiquement, politiquement, socialement, idéologiquement que l’on n’ait parlé que 15 secondes d’Economie solidaire ce mardi là alors que tout le projet politique de la gauche sud américaine entre autre pour desserrer les contraintes impérialistes se base sur le développement local, l’émergence des sociétés de personnes (et non de capitaux) sur l’idée  que c’est en entreprenant autrement que l’on rompt avec la pensée dominante … La moitié de la sphère productive échappe encore à la mondialisation. On ne délocalise ni les terroirs agricoles, ni le patrimoine naturel et culturel, ni les services à la personne (formidable enjeu de société) ni les activités environnementales … les socialistes, eux, continuent à considérer cela comme de l’économie alternative laissant ces enjeux entre les mains de nos camarades verts ou alter mondialistes … seule Ségolène a eu le courage de dire que le local était un lieu d’action de politiques publiques fortes, pertinentes et anticipatrices.

Elle, seule aussi, a parlé d’un enjeu majeur pour la Gauche et socialement et économiquement : l’économie sociale. Jamais il ne s’est créé autant de SCOP, jamais le mouvement associatif au-delà de son utilité sociale n’a été un tel fournisseur d’emplois : 1M3 salariés contre 600 000 en 1986. Qui regarde ces chiffres ? Qui comprendra enfin l’enjeu en terme de valeurs, de solidarité, de lutte contre toutes les précarités de ces quasi entreprises souvent délégataires de services publics ? Qui, sauf à être taxé de provincial, réhabilitera les micros entreprises, le micro crédit régénérateurs d’activités ? Qui osera dire que le système bancaire français doit se doter d’une banque de la proximité et du risque obéissant à des critères d’efficacité sociale et non aux seuls critères de rentabilité financière ? Qui osera dire que l’économie sociale (mutuelles coopératives et associations) représente d’ores et déjà 12% de la richesse produite en France et 13% des emplois et que l’on peut (objectif de Michel VAUZELLE en PACA) atteindre 20% sur 5 ans en se dotant d’outils efficaces, peu onéreux et surtout de courage et de volonté face à la domination des détenteurs du capital ? Le primat de l’homme face à l’argent en entreprenant autrement : quel beau défi!

Dans cette bataille idéologique pour le développement local et l’Economie sociale le seul président de la république de gauche avait, il y a 20 ans, clairement choisi son camp ; en cela Ségolène Royal continue son anticipation.

                                                                                         Jean GATEL

 

                                                                       Ancien Secrétaire d’Etat à l’Economie Sociale et                                                                   au Développement Local

 

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 13:51

Ségolène Royal défend sa proposition de "jurys de citoyens"

 
 
 

Ségolène Royal a défendu mardi sa proposition de créer des jurys de citoyens tirés au sort en soulignant que leur rôle serait de "donner des avis" et d'"évaluer" l'action des élus afin de "renouer le lien civique" dans le pays.

"Le débat est ouvert, ce qui est important c'est de bien comprendre comment ça marche", a déclaré la candidate à l'investiture PS pour la présidentielle à l'issue de la réunion hebdomadaire des élus qui la soutiennent à l'Assemblée nationale.

"Au moment où l'on cherche le moyen de renouer le lien civique, c'est une façon d'aller chercher les citoyens qui sont les plus éloignés du fonctionnement des institutions", a-t-elle expliqué. Il s'agit ainsi de "nourrir le travail des élus, pas de s'y opposer", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a rejeté toute idée de sanction émanant de ces jurys, "tirés au sort sur les listes électorales". "La sanction, c'est le vote", a-t-elle assuré.

Les jurys de citoyens "se positionnent sur l'évaluation des politiques qui n'en est qu'à ses balbutiements en France". En les consultant il s'agit de "savoir si les décisions que l'on a prises sont bien adaptées aux besoins".

"Ils émettent des avis soit sur des sujets précis soit sur des politiques globales de quartier, (...) soit sur l'évaluation des politiques publiques comme par exemple l'indice des prix", a-t-elle insisté.

La droite a fustigé lundi la proposition de Ségolène Royal de créer ces "jurys de citoyens", idée également critiquée à gauche.

"C'est une proposition démagogique et populiste", a lancé la porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse, dénonçant "un véritable recul de la démocratie".

Une telle idée "renvoie à une vision un peu étrange de la démocratie qui rappelle le temps de la révolution culturelle de Mao en Chine", a-t-elle jugé.

Le député UMP Jérôme Chartier s'est élevé contre "les dérives populistes du Parti socialiste", tandis que le sénateur UMP Christian Demuynck a dénoncé "des propositions démagogiques et racoleuses".

Pour Bernard Accoyer, chef de file des députés UMP, la favorite des sondages à gauche pour 2007 "confond manifestement le suffrage universel et l'opinion publique, corps électoral et panels d'instituts de sondages".

Le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, élu de Charente-Maritime, a assuré que si Mme Royal avait été soumise aux jurys qu'elle propose, "elle aurait déjà été sanctionnée".

"Il me semble qu'en décidant pour les élus de mettre des jurys populaires, on continue d'opposer un peuple à un autre", a regretté de son côté la députée UDF Anne-Marie Comparini.

Pour Guillaume Peltier, secrétaire général du Mouvement pour la France (MPF), cette idée relève "du maoïsme" et "d'une démagogie post-révolutionnaire".

Au PS, des voix critiques se sont également fait entendre. "Généralisons les comptes-rendus de mandats, mais pas de jurys populaires", a déclaré sur Europe 1 Dominique Strauss-Kahn, rival de Mme Royal pour l'investiture PS.

"Ce serait créateur d'un énorme désordre que d'avoir des assemblées d'un côté qui critiqueraient une autre assemblée qui, elle, aurait été élue", a-t-il averti.

Pour André Laignel, secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF) et partisan de Laurent Fabius pour la primaire socialiste, la proposition de Mme Royal participe "de l'antiparlementarisme le plus sommaire".

Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a sans surprise défendu une idée qui, selon lui, "s'inspire de la démocratie athénienne où les élus discutaient de leurs choix devant les citoyens".

"C'est une piste", a commenté Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections et pro-Royal, estimant que la présidente de Poitou-Charentes "lance un débat".

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 16:27

 

Présidentielle 2007: 1er tour le 22 avril, 2e tour le 6 mai

 
 
 

Les Français voteront les dimanches 22 avril pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2007 et 6 mai pour le second tour, et les dimanches 10 et 17 juin pour les élections législatives, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en Conseil des ministres.

"L'élection du président de la République aura lieu les dimanches 22 avril et 6 mai 2007", a déclaré M. Sarkozy cité par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

"Afin d'éviter toute interférence entre l'organisation des scrutins présidentiel et législatif, les élections législatives se déroulement donc les dimanches 10 et 17 juin 2007", a-t-il ajouté.

"Les pouvoirs du président de la République expireront le 17 mai 2007 à zéro heure. Aux termes de l'article 7 de la Constitution, l'élection du président de la République doit avoir lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du Président en exercice", a expliqué M. Sarkozy.

"Le choix des dates doit également prendre en compte le calendrier des congés scolaires, afin d'éviter, dans toute la mesure du possible, l'organisation du scrutin pendant ces congés", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy a également souligné que "les pouvoirs de l'Assemblée nationale expireront, quant à eux, le 19 juin 2007. Selon l'article LO. 122 du code électoral, les élections générales ont lieu dans les soixante jours qui précèdent l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale".

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