Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /2007 08:47

Le virage à gauche de Royal rassure le PS

 
 
 
 

 

 

Les responsables socialistes espèrent 8000 personnes au meeting de dimanche qui aura lieu à Villepinte.

 
PREMIER EFFET du meeting parisien de Ségolène Royal, la présentation des grandes orientations de son projet, dimanche, n'aura pas lieu comme prévu à Montreuil, mais à Villepinte. Mardi soir, à la Halle Carpentier de Paris, le PS a en effet refusé du monde et la salle de Montreuil, avec ses 4 000 places, a été jugée trop petite. Ce qui devait être une réunion des secrétaires de section, élargie, se transforme donc en meeting avec 8 000 personnes annoncées. « Il y a un engagement qui se confirme et il faut donner toute son ampleur à la réunion du 11 février et accueillir tout le monde », a expliqué hier François Hollande, venu lui-même annoncer ce changement de programme.
 
Mobilisation, c'était hier le maître mot au PS, après le discours offensif, voire agressif, prononcé par Royal à la Halle Carpentier. Chacun au PS se réjouissait que la candidate soit sortie de sa période participative pour attaquer Nicolas Sarkozy. « Ségolène Royal a sonné l'heure de la mobilisation. Le discours que beaucoup attendaient le 11 février, a été prononcé le 6 », notait le président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, qui se félicitait qu'à la vision « attrape-tout, brocanteur de l'Histoire » de Nicolas Sarkozy, Royal ait opposé une « autre vision », « exigeante » de la République. « Nous entrons dans une nouvelle phase. Les Français ont compris que nous nous battons logique contre logique, que nous avions contre nous les puissances de l'argent. Nicolas Sarkozy fait l'unanimité dans les élites, mais il est loin d'avoir des soutiens dans le peuple », se félicitait-il. Tandis que Jack Lang s'enthousiasmait : « Nous sommes en train de vivre un mouvement d'ascension. Quelque chose s'est produit. » « Il faut sortir de l'embrouille dans laquelle Sarko est en train de mettre cette élection », renchérissait le président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault.
 
Même Arlette Laguiller s'est félicitée que la candidate socialiste revienne « au moins en parole aux fondamentaux » de gauche.
 
En ressuscitant le clivage gauche-droite, à grand renfort de références historiques, Royal a incontestablement remonté le moral des troupes, qui s'énervent d'entendre Sarkozy citer Jaurès et Blum. « C'était attendu par la salle et par les militants. Elle était à l'offensive et pas sur la défensive », constate la jospiniste Annick Lepetit.
 
Après avoir envoyé nombre de signaux jugés, au PS même, droitiers - sur la sécurité, la carte scolaire ou les 35 heures - il lui fallait donner des gages au parti, en reprenant des classiques du discours mitterrandien : la dénonciation des puissances de l'argent et des médias aux mains du grand capital. D'autres s'étonnaient, en revanche, que Royal ait réservé ses coups à Nicolas Sarkozy, alors que, pour l'instant, c'est François Bayrou qui, selon les sondages, entame son potentiel électoral. Un point qu'avait d'ailleurs souligné mardi Laurent Fabius lors de la réunion du bureau national. L'ancien premier ministre avait appelé la candidate à, certes, « démonétiser la parole de Sarkozy » mais aussi à rappeler aux électeurs que voter Bayrou est « un choix de droite ».
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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /2007 11:45

QG de Sarkozy : R-éalité G-ênante
dans la sarkoland !!!!!!!!!!!!!!!!
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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /2007 10:10
En meeting hier à Paris, la socialiste a stigmatisé «les calomnies et les coups bas» et s'est rangée du côté du «peuple» contre le candidat «de la finance et des médias».
Royal sort ses griffes de gauche
 
  
 
Nicolas Sarkozy n'a pas le monopole de la nation. C'est le message qu'a adressé Ségolène Royal à son principal adversaire, hier lors du premier véritable meeting de sa campagne présidentielle, dans la halle Carpentier, à Paris (XIIIe arrondissement) remplie de quelque 5 000 personnes ­ au point de laisser plusieurs centaines de militants sur le pavé. Celui de Grenoble, jeudi, lui avait fourni l'occasion, tout à la fois, de politiser le propos et de durcir le ton contre le ministre de l'Intérieur, brossé comme l'adversaire de la jeunesse. La candidate a récidivé, hier, s'attachant à creuser les clivages contre «ceux d'en face, à droite, et de leurs relais dans les médias [qui] m'avaient déjà congédiée». Et attaquant : «Comme disent les rappeurs: Paris est dans la place. Et moi aussi, je suis là.» 
Code noir.   Un discours de combat, donc, dans une ambiance surchauffée. Mais aussi, un nouveau cours d'histoire à l'adresse du candidat de l'UMP et de sa famille politique, renvoyé tant au mur de l'argent qu'à l'Ancien régime et au suffrage censitaire. Traditionnellement détentrice d'un pouvoir «donné en héritage plutôt que par suffrage». Histoire de la France, qui «n'est pas la synthèse de l'Ancien Régime et de la Révolution [...] Entre le Code noir de Louis XIV et la Déclaration des droits de l'homme, les valeurs ne sont pas les mêmes». Histoire de la gauche et de ses combats, aussi, dont elle s'est posée en héritière : «La calomnie et les coups bas ont toujours fait partie de leurs méthodes. Jaurès, Blum, Mendès, Mitterrand ont eu leur part.» Elle a fustigé ses adversaires de droite historiquement suspects de vouloir «désigner entre eux, loin d'un peuple imprévisible, un candidat, bien à l'abri des risques du suffrage universel», qui aurait «trop d'enjeux, d'intérêts à défendre, de réseaux à protéger». Contre ce «conglomérat de la finance et des médias», elle s'est dépeinte en candidate qui veut «donner d'abord la parole au peuple», au point de citer les mots d'une caissière au chômage. Et qui entend «incarner le changement politique, la révolution démocratique en marche.» 
«J'ai besoin de chacune et de chacun d'entre vous [...], de vos différences et de votre unité», a-t-elle lancé. Son ancien rival Dominique Strauss-Kahn, présent au côté d'une jolie brochette d'éléphants, l'a entendue. Pas Laurent Fabius, absent hier, mais qui avait parlé de vive voix à la candidate, dans la matinée. Et sa prestation d'hier soir aura sans doute répondu ­ mais dans quelle mesure ? ­ à la soif de politisation manifestée par le parti. Quand, défendant la «loi de 1905», prônant la «diversité» et la «laïcité républicaine», refusant que «notre espace public soit le champ de rivalités mémorielles», la socialiste a dénoncé l' «inspiration antilaïque et communautariste» d'une droite «qui cherche à cacher, le temps d'une campagne, qu'elle se "bushise"». 
«Parole tenue». Tonnant contre les «profits rapaces», «fainéants», «arrogants», «avides», dénonçant les «masses financières aberrantes et indociles», elle a dénié à cette «nouvelle oligarchie» toute légitimité à «prendre la tête de l'Etat républicain». Contre une «conception dépassée de la politique, réduite à un viril pugilat», Ségolène Royal s'est posée en candidate d'une «République nouvelle». Celle «de la parole tenue». Hier, elle a brossé le tableau d'une France dont, à son sens, les citoyens ne veulent plus. Dimanche, à Montreuil, la candidate élargira le propos à celle que les Français, selon elle, désirent.
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 10:11

Les Nordistes plébiscitent le Smic à 1.500 euros

 

Ils sont 85% à défendre cette mesure, 76% pour les jurys citoyens, mais 61% à refuser de travailler plus pour financer les retraites selon la Sofres.

 

Les habitants du Nord-Pas-de-Calais sont à 85% pour le Smic à 1.500 euros, à 76% pour les jurys citoyens mais ils sont opposés à 61% à travailler plus pour financer les retraites, selon un sondage TNS Sofres paru, mardi 6 février, dans La Voix du Nord.
Ce sondage est consacré à l'accueil réservé à 35 propositions faites par les candidats à l'élection présidentielle.
Concernant la vie démocratique, les Nordistes expriment un fort désir de changement: 76% plébiscitent la création de jurys citoyens chargés d'évaluer l'efficacité des élus locaux et nationaux et 73% préconisent un gouvernement associant personnalités de droite et de gauche.
81% sont favorables au scrutin proportionnel pour les élections législatives et 72% sont en faveur du droit de vote aux élections municipales des étrangers résidant en France depuis plus de 10 ans.

Encadrement militaire

Sur la question de la sécurité, 73% plébiscitent le placement des jeunes délinquants dans des établissements à encadrement militaire et 59% la suppression des allocations familiales aux parents de mineurs délinquants.
Concernant les retraites, si 73% se disent favorables à l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général, en revanche 61% sont opposés à l'allongement de la durée du travail pour les financer.
Les habitants du Nord-Pas-de-Calais interrogés sont également majoritairement hostiles (61%) à la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
Sondage réalisé les 22, 23 et 24 janvier par téléphone auprès d'un échantillon de 800 personnes représentatif de l'ensemble de la population de la région Nord-Pas-de-Calais âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et stratification par bassin de vie et catégorie d'agglomération.
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 10:07

AVEC LUI TOUT EST POSSIBLE SURTOUT LE PIRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le candidat a détaillé son programme, lundi soir, sur TF1, face à un panel de Français, mal à l'aise sur les questions d'immigration et d'homoparentalité. Il veut réformer les régimes spéciaux de retraite.

 

Nicolas Sarkozy (Reuters)

Nicolas Sarkozy (Reuters)

Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, a répondu pendant deux heures lundi soir 5 février aux questions sans complaisance d'un échantillon de 100 Français lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1.
Le candidat UMP a détaillé son projet pour "réhabiliter le travail" devant le panel représentatif du corps électoral constitué par l'institut TNS-Sofres.
Nicolas Sarkozy avait placé la barre très haut en acceptant d'être le premier candidat invité de la nouvelle émission politique de la première chaîne. Jacques Chirac avait été mis en difficulté lors d'une émission similaire avec des jeunes lors de la campagne du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne.
Le ministre-candidat, debout devant les gradins rouges et blancs sur lesquels étaient assis les 100 Français, s'est plutôt bien sorti des pièges inhérents à cet exercice à hauts risques. Il n'a pourtant pas été épargné.

Homoparentalité

Il a ainsi été interpellé par Guillaume Coquet et Frédérick Carles Font, deux homosexuels, sur le mariage et l'adoption par les couples de même sexe. Traité d'"homophobe" par l'un d'eux, il ne s'est pas démonté, rappelant qu'il était "le premier homme de droite" à proposer un contrat d'union civile signé en mairie et son hostilité à l'adoption par les couples homosexuels. "C'est mon droit de considérer que le mariage c'est l'institution familiale qui permet d'avoir des enfants", a rétorqué le candidat.
Un vif échange a ensuite opposé Nicolas Sarkozy à un autre interlocuteur, Jérôme Monod, qui l'a accusé de se servir "des idées racistes pour arriver à (ses) fins" avec son slogan "La France, on l'aime ou on la quitte". "Je n'ai jamais été raciste", s'est-il défendu, assumant sa volonté de parler aux électeurs du Front national.
"Mais, quand on habite en France, on respecte ses règles: on n'est pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'égorge pas le mouton dans son appartement", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, soulevant les applaudissements d'une partie du panel, mais également l'indignation.
"C'est honteux", "je me sens insultée", a crié Hayate Adjadj, d'origine algérienne. "C'est un propos raciste." La jeune femme a alors interrogé Nicolas Sarkozy sur "son ami" Johnny Hallyday, parti en Suisse pour payer moins d'impôts.

Thuram et les banlieues

Le ministre de l'Intérieur a aussi été interpellé sur ses désaccords avec Lilian Thuram, qui s'était indigné de sa déclaration sur les banlieues à passer au "kärcher". "La réalité des banlieues je la connais mieux que lui", a-t-il répliqué, rappelant qu'il n'y avait pas eu de mort lors des 27 nuits d'émeutes de l'automne 2005.
Pour le reste, le ministre-candidat a eu le temps de détailler son projet sur tous les sujets, caressant souvent son auditoire dans le sens du poil.
En réponse à une retraitée, le candidat UMP s'est engagé à "revaloriser les petites retraites" grâce aux économies dégagées par la réforme des régimes spéciaux.
Il a par ailleurs précisé sa proposition d'instaurer une franchise sur les "cinq ou dix" premiers euros de dépenses de santé annuelles de chaque patient et s'est prononcé en faveur d'une réforme de l'hôpital.
Cinq jours après la mise en œuvre de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, il s'est interrogé sur l'application de la nouvelle règle dans les cafés-tabac des départements ruraux.

Les magasins ouverts le dimanche

Questionné sur le prix de l'essence, le candidat a jugé incompréhensible que les compagnies pétrolières ne répercutent pas la baisse du cours du pétrole sur les prix à la pompe.
Favorable à une "société de liberté", il s'est prononcé pour l'ouverture des magasins le dimanche sur la base du volontariat.
Le ministre-candidat a enfin eu droit à quelques questions politiques. Interpellé sur son mélange des genres entre son statut de candidat et sa fonction de ministre de l'Intérieur, il a précisé qu'il partirait "un peu plus d'un mois" avant le premier tour le 22 avril, mais a refusé de dire qui serait son Premier ministre.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs annoncé lundi soir qu'il quitterait ses fonctions de ministre de l'Intérieur "un peu plus d'un mois" avant l'élection présidentielle, c'est-à-dire en mars.
Le candidat de l'UMP, a déclaré qu'il entendait faire son travail de ministre "le plus longtemps possible".
"Je le ferai jusqu'au bout", a-t-il poursuivi. "Je partirai à partir du moment où il y a un devoir de réserve qui s'impose pour les ministres, c'est-à-dire grosso modo un peu plus d'un mois avant" le scrutin.
Jean-Marie Le Pen (FN), Marie-George Buffet (PCF), et Olivier Besancenot (LCR) seront les invités de la même émission lundi prochain, avant la candidate socialiste Ségolène Royal dans deux semaines. AP
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