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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 10:07

Ségolène Royal, pourquoi on l'aime
Par Philippe BESSON, Patrice CHEREAU, Christophe GIRARD, Philippe TORRETON
QUOTIDIEN : Vendredi 29 septembre 2006 - 06:00
Depuis un an, on nous annonce sans relâche qu'il s'agit d'une émulsion médiatique, d'une bulle qui va se dégonfler, et que l'imposture ne tardera pas à être mise au grand jour. Pourtant, l'importance politique de Ségolène Royal perdure, déjouant tous les pronostics. Elle va même en s'amplifiant. Désormais, les débats s'organisent autour des propositions de la présidente de la région Poitou-Charentes. Les salles des meetings où elle se rend sont combles et les rencontres très nombreuses avec les militants connaissent un succès jamais observé jusque-là. Chaque jour, on dénombre de nouveaux ralliements à sa candidature. Les sondages d'opinion, qui ne sont certes qu'un instantané de l'opinion, indiquent qu'elle creuse l'écart sur ses concurrents dans la course à l'investiture socialiste. Il faut dorénavant admettre que les (mauvais) augures se trompent lourdement. Et en tirer les conséquences.
Certes, il est légitime de s'interroger sur une telle percée dans un pays qui, traditionnellement, accorde ses suffrages à des candidats plus mûrs ou ayant déjà concouru à l'élection présidentielle, à des personnalités soutenues inconditionnellement par leur parti politique, à des hommes, etc. Mais si, justement, ce qui faisait la force de Ségolène Royal, c'était sa différence, sa singularité ? Et si, précisément, les Français étaient enfin prêts à se doter d'une dirigeante qui sorte du moule et n'obéisse pas à des standards presque aussi vieux que le suffrage universel ? Et s'ils avaient envie d'imiter les Espagnols qui ont élu Zapatero, les Allemands, désormais conduits par Angela Merkel, les Chiliens qui ont porté au pouvoir Michelle Bachelet, ou même les Américains qui n'hésitent pas à confier les rênes de la première puissance mondiale à des personnalités plus qu'à des caciques ? Souvenons-nous du miracle Clinton.
Ségolène Royal incarne l'énergie face aux habitudes, l'espérance face au défaitisme ambiant, l'authenticité face aux calculs d'appareil, le courage face aux attaques, la nouveauté face aux vieux schémas, les citoyens face aux élites, l'ordre juste face au laisser-aller inéquitable. Pour toutes ces raisons, elle suscite l'intérêt et l'adhésion et paraît en mesure de réinstaller la gauche au pouvoir après cinq années d'une droite dure avec les gens modestes, complaisante avec les plus favorisés, faussement sécuritaire.
Dans ces conditions, les socialistes devraient se réjouir de compter, dans leur camp, une telle personnalité. Tout faire pour assurer son succès, à commencer par se rassembler autour d'elle. Et que voit-on ? Un certain acharnement à démolir le seul espoir aujourd'hui sérieux de victoire de la gauche, des responsables qui se livrent à des attaques personnelles où il est question d'enfants à garder, de vide sidéral de la pensée, de mensurations et autres amabilités. On est en droit de s'interroger sur la campagne de dénigrement orchestrée par des camarades socialistes, et que ne manqueront pas de récupérer les candidats de la droite. Et en droit de se demander à quoi une telle nocivité pourrait servir. Il est grand temps de mettre fin à cette animosité stérile et dangereuse. Grand temps également de cesser de nier la réalité d'un phénomène qui, à l'évidence, signifie quelque chose. Les presque deux mois de campagne interne doivent impérativement se dérouler dans un climat serein et respectueux et permettre qu'émerge une candidature en rapport avec les besoins de la France et les aspirations des Français.
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 10:37

 

Les clés de l"'ordre juste" de Ségolène Royal

PARIS (AP) -- Ségolène Royal a esquissé par petites touches ces derniers mois ses principales idées pour instaurer un "ordre juste" où "tout se tient: emploi, sécurités, famille, école". Inventaire:

ECONOMIE ET EMPLOI: "reconstruire la valeur travail"
- Elle préconise une "nouvelle donne" économique qui allie "agilité" (elle préfère le mot à "souplesse") pour les entreprises et "sécurité" pour les salariés, sur le modèle scandinave. Les
travailler plus" ou "moduler" leur temps de travail "selon les étapes de la vie". Elle dresse un bilan "mitigé" des lois Aubry.
- Allégement de charges pour les entreprises qui embauchent des salariés non qualifiés, des jeunes sans expérience professionnelle,salariés seraient couverts par une "Sécurité sociale professionnelle", prévue par le projet du PS, qui les protégerait en cas de perte d'emploi.
- Chômage: réforme "profonde" de l'ANPE pour adapter les "qualifications" des salariés aux "besoins des entreprises". "Personne ne devrait être payé à ne rien faire", juge-t-elle par ailleurs.
- 35 heures: elle n'exclut pas des assouplissements pour ceux "qui veulent
 
des chômeurs de longue durée ou des salariés âgés.
- Fiscalité: "réforme en profondeur" des stock-options.

SECURITE: "une sécurité durable"
- Les parents seraient contraints à faire des "stages" dans des "écoles de parents" au "premier acte d'incivilité" de leur enfant en primaire.
- Les "perturbateurs" des collèges seraient placés "d'office dans des internats-relais".
- "Deuxième poste d'enseignant" dans les classes difficiles.
- Placement "d'office dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier" pour les jeunes de plus de 16 ans, dès le premier acte de délinquance.
- Mise sous tutelle des allocations familiales des parents défaillants, comme le prévoit déjà une loi de 1966.
- Soutien scolaire individuel gratuit pour les enfants en difficulté.
- "Tutorat" des étudiants de deuxième cycle sur ceux du premier cycle pour les aider.

IMMIGRATION: "partagée" et non "choisie"
- Contre une régularisation massive, elle préfère un règlement "au cas par cas" et déplore la suppression du système de régularisation au bout de dix ans. Elle veut mettre en regard les autorisations de séjour et les besoins des entreprises, mission qui incomberait aux préfets.
- Elle propose un "visa saisonnier régulier" pour les travailleurs saisonniers, sur le modèle du système créé par la loi Sarkozy II.
- Expulser "systématiquement" à leur sortie de prison les "délinquants dangereux" arrivés "depuis peu" en France.
- Accroître l'aide au développement des pays pauvres, en leur apprenant notamment à utiliser l'énergie solaire.

SOCIETE:
- Homosexualité: initialement réservée sur le mariage et l'adoption par les couples homosexuels, elle a promis des "avancées". Mais "sur ces questions de société, il faut rassembler une majorité de Français" et ne pas "déchaîner les passions", a-t-elle nuancé.
- Education: "assouplissement" de la carte scolaire pour laisser aux parents le choix entre deux ou trois établissements.
- Syndicats: faire "émerger un syndicalisme de masse". Elle a émis l'idée de rendre l'adhésion à un syndicat obligatoire.
- Retraites: réforme du régime de retraite des élus.
- Internet: création d'un "système de licence globale forfaitaire" pour financer en partie la création.
- Drogues: pas de dépénalisation.
- Faire de la France le pays de "l'excellence environnementale".

INSTITUTIONS: une "République du respect"
- Instaurer le vote obligatoire, le non-cumul des mandats, la reconnaissance du vote blanc, une décentralisation "radicale".
- Démocratie "participative" pour que les citoyens prennent part aux décisions qui les concernent.
- Faire respecter la parité.

DIPLOMATIE:
- Etats-Unis: elle refuse de s"'agenouiller" devant George W. Bush, dont elle juge la théorie de l'Axe du mal "simpliste". Elle considère que "les guerres préventives aggravent les problèmes".
- UE: elle veut faire l"'Europe par la preuve" en lançant des "programmes européens" sur "l'après-pétrole" ou "la recherche". AP


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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /2006 10:38

 

 

L'impasse Jospin débouche-t-elle sur le boulevard Royal ? A vingt-quatre heures de l'ouverture du dépôt des candidatures, il est encore trop tôt pour le savoir. Dans l'avion qui la ramenait de Dakar, mercredi soir, Ségolène Royal s'affirmait «préparée à toutes les configurations», quel que soit le nombre de candidats. Mais ses partisans ne cachaient pas, hier, leur satisfaction après le retrait de la course de l'ancien Premier ministre.
«L'éloignement définitif de Jospin est une très bonne nouvelle et un premier pas décisif vers la rénovation du Parti socialiste, se réjouit Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate. Nous sortons du formol de 2002 pour aborder enfin la question de l'avenir.» «Si Jospin était monté sur le ring, il aurait cogné fort et je me demande dans quel état nous serions ressortis collectivement de cette campagne», ajoute Jean-Pierre Masseret, président de la région Lorraine.
Nombreux sont les socialistes à pronostiquer une campagne interne empreinte d'une plus grande urbanité. «Place aux vrais débats. Les personnalités vont s'effacer devant les projets», se réjouit-on chez les partisans de Dominique Strauss-Kahn. «Cette décision va permettre d'apaiser le débat interne dans les six semaines à venir, diagnostique le patron d'une grande fédération. Il est sage et responsable que Jospin n'ait pas été embarqué dans une candidature de division...» 
L'abdication de l'ancien Premier ministre a-t-elle donc radicalement changé la donne ? «Cela modifie le climat de la campagne, mais pas les rapports de force. Avec le candidat Jospin, les déchirements auraient été plus profonds, et la dramatisation de la confrontation porteuse de davantage de divisions», précise un élu proche de Ségolène Royal. La preuve : chez Laurent Fabius comme chez DSK, le retrait est accueilli avec joie, une fois prononcées les politesses d'usage sur le retrait de Lionel Jospin. Claude Bartolone (pro-Fabius) et Jean-Christophe Cambadélis (pro-DSK) partagent à peu près la même analyse. «Ce que Jospin va désormais dire contre Ségolène sera beaucoup plus audible par les militants», affirment-ils en substance. En espérant, de bonne guerre, que cela profitera à leur héros. En ce qui concerne d'éventuels reports de voix, en revanche, l'incertitude demeure. «Ce que va dire Jospin va-t-il avoir une influence décisive au-delà de son entourage proche ?» s'interroge, dubitatif, François Miquet-Marty, directeur des études politiques de l'institut de sondage LH2.
Dans l'entourage de la députée des Deux-Sèvres, on reste très serein. Ses soutiens à la direction du parti s'attendent même à une élection dès le premier tour, le 16 novembre. Son camp s'est encore renforcé hier avec le soutien officiel de l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy et d'une centaine de responsables socialistes du Nord... à l'exception de Martine Aubry. Face à ces ralliements, Jean-Christophe Cambadélis fait contre mauvaise fortune bon coeur : «Sur la base des sondages, l'appareil est en train de faire mouvement vers Ségolène Royal, qui va finir par apparaître comme la candidate des éléphants socialistes ! Il n'est pas sûr que cela plaise aux militants.» Cruelle ironie,  alors que la favorite des sondages avait construit sa popularité contre l'appareil du parti...
Exit Jospin, donc, après que s'est éloignée l'hypothèse d'une candidature de François Hollande. Même si Jack Lang ne renonce pas encore totalement, il ne reste réellement que trois candidats de poids pour l'investiture présidentielle. Trois candidats qui, dans un jeu désormais clarifié, incarnent trois cultures politiques différentes (lire ci-contre). «Une sociale-populiste qui joue l'opinion, un social-démocrate et une ligne de gauche socialiste», résume Jean-Christophe Cambadélis. Les candidatures devront être enregistrées entre samedi matin et mardi après-midi. D'ici là, Dominique Strauss-Kahn s'exprimera aujourd'hui dans sa commune de Sarcelles (Val-d'Oise) et Ségolène Royal le fera ce soir à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Laurent Fabius attendra dimanche, au cours d'une réunion avec les militants dans le Gers.
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /2006 10:49

Comité Désir d'Avenir de l'Enclave des Papes

"Un nouvel avenir

 avec Ségolène Royal ! "

  Réunion – Débat avec Jean Gatel, ancien Ministre et Membre du Comité Politique de Ségolène Royal,

 et Christine Lagrange, coordinatrice du Comité d'Avignon

Salle de la mairie de Valréas

Vendredi 6 octobre à 19h30

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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /2006 17:32
La démocratie participative ou le renforcement du rôle du citoyen dans l’action publique
Ségolène : une autre façon d’envisager l’action publique
1/ le désordre démocratique et la crise du politique
Les citoyens dans l’ensemble estiment que les élus sont éloignés de la réalité quotidienne et du terrain. (Ces derniers sont souvent impuissants face aux problèmes existants).
Ils se sentent abandonnés et incompris par la sphère politique. (ils sont enfermés dans une sorte de mouvement qui leur est hostile et sur lequel ils n’ont pas de prise).
Il existe une coupure et une dépossession démocratique. (confiance rompue).
Ce désarroi politique ou cette crise du politique s’observe avec la montée de l’abstention lors des périodes électorales et le nombre important de non-inscrits sur les listes électorales.
Les Français ressentent de l’exaspération en raison de l’absence de valorisation de leurs potentialités par les gouvernants. Aucune projection dans l'avenir ne leur semble de ce fait envisageable.
Cette crise du politique traduit l’état d’esprit noir ou négatif des citoyens.
Il en découle une inquiétude, un doute et une interrogation permanente : la France ne sait plus ni d’où elle vient, ni où elle va et surtout elle ne perçoit plus ni sa grandeur, ni son destin.
C’est une perte d’identité, une perte de repères
 
De nombreux dysfonctionnements démocratiques peuvent être relevés :
 
-          un parlement loin d’être représentatif de la diversité de notre société
-          de nombreuses lois votées mais qui ne sont toujours pas ou mal appliquées
-          la faiblesse des contre-pouvoirs
-          le cumul des mandats
-          une décentralisation qui manque de lisibilité et de clarté
-          l’irresponsabilité pénale du Chef de l’Etat
-          des débats publics faussés
-          la corruption et l’impunité de certains élus
-          l’irrespect et les dérapages verbaux
 
2/ la consécration d’une véritable démocratie participative : s’appuyer sur l’expertise citoyenne
 
Il est nécessaire de bien refonder le clivage gauche-droite à partir de critères faisant sens.
Pour cela, il faut rappeler et réaffirmer nos valeurs.
Il faut combattre la société de la peur développée par la droite.
La gauche doit promouvoir une vision de la société de totale solidarité, de garantie de choix individuels et d’effectivité de droits égaux.
Elle doit proposer un avenir rassurant en définissant de nouvelles lignes de partage.
 
Les citoyens veulent être éclairés et considérés comme des acteurs des choix qui les concernent.
Ils ont soif de débats sur l’avenir de la France et se désintéressent des querelles politiciennes.
Ils apportent beaucoup à l’efficacité de l’action publique.
Le débat entre les citoyens et les élus doit être rétabli et encouragé.
Pour cela, il est nécessaire d’exploiter au mieux les possibilités offertes par les nouvelles technologies (Internet, blogs, forums publics) et de réfléchir sur les modes d’expression les plus pertinents. (la dimension de proximité doit primer).
Le rôle des médias, des associations et des syndicats est à prendre en compte dans la réinstauration de ce débat public. (respect et prise en compte des acteurs de la société civile).
 
Définition de la démocratie participative : respect, reconnaissance, meilleur exercice du mandat, importance de la clarté des règles, parole tenue, compte rendu, nécessité de vrais enjeux.
Une part du pouvoir doit être rendu aux citoyens. (partage des pouvoirs)
Celui-ci ne doit pas être exclu et doit pouvoir agir et influer sur les affaires communes, la chose publique. : « pour la démocratie, l’impuissance est le poison mortel. »
 
Le besoin de repères se fait ressentir et une politique par la preuve doit voir le jour.
Il faut engager une profonde transformation de nos représentations, de notre état d’esprit, de nos manières d’être et de nos comportements pour reconstruire avec les citoyens une relation en phase avec leurs inquiétudes et leurs attentes
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