

Ségolène Royal s'est rendue une nouvelle fois en banlieue pour affirmer, mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis), que l'Etat devait assurer les services publics "à égalité sur tout le territoire national", tout en déléguant des compétences aux territoires.
"Un Etat qui fait confiance aux territoires qui l'entourent, et qui en même temps reste fort pour assurer l'égalité entre les territoires et le maintien des services publics, est dans son rôle", a-t-elle déclaré lors d'une "rencontre populaire" dans la maison de quartier des Courtillières, devant 200 à 300 habitants.
La candidate socialiste s'est rendue plusieurs fois en banlieue depuis le début de sa campagne, notamment à Clichy-sous-Bois et dans la banlieue de Lyon, à Vaulx-en-Velin. Chaque fois, elle a reçu un accueil chaleureux.
A Pantin, une foule jeune se pressait pour l'apercevoir, en criant "Ségolène présidente" ou "il faut gagner !". "Ca dépend de vous !", répondait-elle. Les femmes essayaient de se faire photographier avec elle, les enfants jouaient des coudes pour l'approcher, en dépit du mur de caméras qui l'entourait. "Je la vois, Ségolène présidente !", lançait un garçon, juché sur une voiture.
Le maire PS de Pantin, Bertrand Kern, s'est plaint que le projet de rénovation des Courtillières, enclenché il y a sept ans, n'ait toujours pas abouti. "Il faut une réactivité plus grande de l'Etat", a-t-il souligné.
"La droite affaiblit les services publics, ici les gens attendent beaucoup de l'Etat", a renchéri Claude Bartolone, député fabiusien de la circonscription.
Marie-Clémentine, présidente d'une association de femmes, s'est plainte que les subventions mettent un an à arriver. Thérèse lui a demandé si elle allait rétablir la police de proximité, avec qui "les habitants étaient en bonne intelligence". La présidente d'une association des parents élèves a regretté des fermetures de classes et le président d'une régie de quartier a souligné le manque d'aide de l'Etat aux structures associatives.
"Je veux un Etat qui assure la présence du service public à égalité sur tout le territoire national, en milieu urbain comme en milieu rural, et qui assure aussi le service public en direction de toutes les catégories de la population", a déclaré Ségolène Royal.
Elle a assuré aux habitants que, si elle est élue, la police de proximité serait rétablie et les moyens rendus à l'école "dès la prochaine rentrée". Elle a affirmé aussi qu'elle allait "décentraliser l'Etat", notamment en ce qui concerne la politique de la ville, pour que "ça aille plus vite".
"Les maires, les associations, les citoyens en conseils de quartiers, savent mieux que quiconque et certainement mieux qu'un chef de bureau du ministère de la Ville ce qui est important pour eux", a-t-elle estimé, annonçant "un vaste mouvement de rapprochement des décisions des territoires, ce qui ne veut pas dire un Etat plus faible".
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